03/03/2026
🌀 Le geste anti‑rumination est inspiré de plusieurs approches corporelles (kinésiologie, pratiques somatiques, travail sur la respiration). Je l’ai adapté pour en faire un outil simple, rapide et accessible à tous.
Comment faire ?

Ce n’est pas un exercice pour “arrêter de penser”. C’est un geste pour redonner de la place.
Parfois, une simple mobilisation suffit à interrompre la boucle. Parfois, elle révèle qu’il y a quelque chose de plus profond qui cherche à s’exprimer.
En kinésiologie, le mouvement est une porte d’entrée vers la régulation, la compréhension et la liberté intérieure.
Quand une rumination revient régulièrement, ce n’est pas un “défaut mental” : c’est souvent un signal corporel ou émotionnel qui demande à être entendu.
Une séance de kinésiologie permet d’explorer ce qui se rejoue, d’alléger ce qui pèse, et de retrouver un espace intérieur plus clair.
14/02/2026
Nous parlons souvent des émotions comme d’un phénomène intérieur, presque invisible. Pourtant, chaque émotion est un événement biologique complet : elle mobilise des hormones, active des circuits nerveux, influence notre posture, notre respiration, notre digestion, notre sommeil.
Autrement dit : nos émotions ne sont pas “dans la tête”, elles sont dans tout le corps.
Comprendre ce lien est essentiel pour retrouver de la clarté, du calme et de la vitalité. C’est précisément là que la kinésiologie trouve sa place : en travaillant avec le corps, nous pouvons rééquilibrer ce qui se joue dans notre système nerveux et dans notre chimie interne.
La question revient souvent :
Est‑ce que ce sont les hormones qui créent les émotions, ou les émotions qui déclenchent les hormones ?
Les neurosciences sont très claires : les deux.
C’est un système circulaire, un dialogue permanent entre le cerveau émotionnel, le système nerveux et les hormones.
Avant même que nous mettions un mot sur ce que nous ressentons, le corps a déjà réagi.
Les structures du système limbique — notamment l’amygdale, l’hippocampe et le cortex préfrontal — évaluent une situation et déclenchent une réponse émotionnelle.
Cette activation envoie ensuite un signal hormonal via l’axe hypothalamo–hypophyso–surrénalien (HHS).
Effets immédiats :
Le corps se prépare à réagir.
Chaque émotion s’accompagne d’une signature hormonale spécifique.
| Émotion / état | Hormones impliquées | Effets dans le corps |
| Stress, peur | Adrénaline, Cortisol | Mobilisation, vigilance, tension |
| Joie, plaisir | Dopamine, sérotonine | Motivation, détente, bien-être |
| Lien, sécurité | Ocytocine | Confiance, apaisement, ouverture |
| Tristesse | Baisse de sérotonine | Fatigue, repli, baisse d'énergie |
Ces hormones ne sont ni “bonnes” ni “mauvaises”. Elles sont des réponses d’adaptation.
Le problème apparaît lorsqu’un état devient chronique : cortisol trop élevé, dopamine trop basse, etc.
Le système nerveux autonome régule en permanence notre état interne. Il oscille entre :
Quand les émotions circulent librement, nous naviguons naturellement entre ces états.
Mais lorsque certaines émotions restent bloquées, refoulées ou répétées, le système nerveux se dérègle.
Cela peut se traduire par :
Le corps parle quand l’esprit n’a plus les mots.
Une émotion qui n’a pas été comprise, exprimée ou accueillie ne disparaît pas.
Elle reste active dans le système nerveux, comme un programme en arrière‑plan.
Ces émotions “en suspens” peuvent :
Elles deviennent alors des charges émotionnelles, parfois anciennes, parfois inconscientes, qui continuent d’influencer notre santé et nos comportements.
C’est là que le travail corporel prend tout son sens : le corps garde la mémoire de ce que nous n’avons pas pu dire, comprendre ou traverser.

La kinésiologie part d’un principe simple : le corps sait.
Grâce au test musculaire (évaluation du tonus musculaire), nous accédons aux informations stockées dans le système nerveux, dans la mémoire corporelle et dans les schémas émotionnels.
Elle permet :
✔ de prendre conscience des émotions refoulées
Celles qui n’ont pas pu être exprimées, comprises ou traversées.
✔ de libérer les charges émotionnelles
En douceur, en respectant le rythme de la personne.
✔ de réguler le système nerveux
En ramenant le corps vers un état de sécurité intérieure.
✔ de rééquilibrer la chimie hormonale
Quand le système nerveux se régule, les hormones suivent.
✔ de remettre du mouvement là où il y avait du blocage
Le mouvement physique, respiratoire, énergétique ou symbolique est un régulateur naturel.
Références :
Joseph LeDoux, neuroscientifique, spécialiste de l’amygdale et des émotions (NYU)
The Emotional Brain ; Anxious
- Lisa Feldman Barrett, professeure de neurosciences, théorie des émotions construites
How Emotions Are Made
- Robert Sapolsky, neuroendocrinologue, spécialiste du stress et du cortisol (Stanford)
Why Zebras Don’t Get Ulcers
- Antonio Damasio, neurologue, travaux sur émotions et corps
L’erreur de Descartes ; Le sentiment même de soi
- Publications scientifiques :
- Nature Reviews Neuroscience (émotions et système limbique)
- Psychoneuroendocrinology (hormones et émotions)
- Annual Review of Neuroscience (axe HHS et stress)
- Cours de l'IEK
24/01/2026
Il y a des événements qui laissent une trace.
Des mots que l’on aurait aimé ne jamais entendre.
Des choix que l’on referait autrement.
Des situations qui, même des années plus tard, continuent de serrer la poitrine ou de tendre le corps sans qu’on s’en rende compte.
Nous le savons tous : on ne peut pas réécrire le passé.
Mais cela ne signifie pas que nous devons continuer à le porter comme un poids.
En kinésiologie, notamment grâce à la défusion neuronale, une autre voie s’ouvre : celle qui permet de transformer la manière dont le passé s’inscrit dans le corps, pour retrouver de la légèreté, de la clarté et de la liberté intérieure.
Chaque expérience laisse une empreinte émotionnelle.
Certaines sont douces, d’autres plus difficiles.
Et parfois, sans que nous en ayons conscience, ces empreintes influencent nos réactions, nos choix, nos peurs, nos élans.
La kinésiologie ne cherche pas à effacer ce qui a été vécu.
Elle permet plutôt de défaire les nœuds émotionnels, de relâcher les tensions, et de redonner au corps la possibilité de respirer autrement.
La défusion neuronale, issue des thérapies contextuelles, repose sur un principe simple : observer ses pensées sans s’y identifier, comme si l’on devenait spectateur de la scène.
Par exemple, revivre une dispute en adoptant un point de vue d’observateur — plutôt que de victime — réduit naturellement son intensité émotionnelle. Cette distance permet de « reclasser » les souvenirs douloureux dans une catégorie moins intrusive.
« La défusion neuronale active le cortex préfrontal, siège de la régulation émotionnelle, et diminue l’hyperactivité de l’amygdale, liée à la peur. » (Revue Neuroscience & Comportement, 2023)
C’est un peu comme si l’on éclairait une pièce restée dans la pénombre :
les contours deviennent plus nets, les sensations plus justes, et l’on peut enfin avancer sans trébucher sur ce que l’on ne voyait pas.
Le mental peut dire « c’est du passé ».
Le corps, lui, ne ment jamais.
Il garde en mémoire les stress, les blocages, les émotions non exprimées.
Il s’adapte, compense, se protège… parfois au point de s’épuiser.
Grâce au test musculaire, la kinésiologie permet d’identifier ce qui continue d’agir en arrière‑plan, même lorsque l’on pensait avoir “tourné la page”.
Ce n’est pas une recherche analytique, mais une écoute subtile :
celle du corps qui sait, qui se souvient, et qui demande simplement à être accompagné.
Lorsque les tensions se relâchent, quelque chose s’ouvre.
Une respiration plus ample.
Une sensation de clarté.
Une capacité nouvelle à faire des choix alignés.
Le passé ne disparaît pas — mais il cesse de diriger.
Il devient un chapitre parmi d’autres, et non plus un fil invisible qui tire sur nos gestes et nos émotions.
C’est là que la kinésiologie prend tout son sens :
elle redonne du mouvement là où tout semblait figé.
Le rôle clé de la kinésiologie :
Se pardonner, comprendre ses réactions passées avec compassion, c’est aussi reconnaître que chaque épreuve a un sens.
En séance, nous utilisons des protocoles ciblés pour :
- Désamorcer les blocages (ex : peur de l’abandon après une rupture)
- Réactiver des ressources (ex : confiance en soi après un échec)
- Créer de nouveaux ancrages (ex : associer un souvenir difficile à une force nouvelle)
Un client résumait cela ainsi : « Je ne change pas ce qui s’est passé, mais je change ce que cela me dit de moi aujourd’hui. »
Chaque séance est une invitation à revenir à soi, sans jugement, sans pression.
À écouter ce que le corps murmure.
À accueillir ce qui se présente.
À libérer ce qui peut l’être.
Parce que vous méritez d’avancer plus léger.
Parce que vous avez le droit de vous sentir pleinement vivant.
Parce que le passé n’a pas à définir votre présent.
Le passé devient une boussole quand on en extrait des apprentissages, pas des regrets.
En tant que kinésiologue, je vous accompagne pour :
- Transformer les échecs en leviers (ex : un burn‑out comme signal pour repenser ses priorités)
- Apaiser les relations (ex : comprendre les schémas familiaux pour mieux les dépasser)
- Retrouver de la légèreté (ex : utiliser la respiration et le mouvement pour libérer les tensions liées aux souvenirs)
Si vous sentez qu’un événement, une émotion ou une période de votre vie continue de vous peser, même légèrement, la kinésiologie peut vous offrir un espace pour transformer cela en profondeur.
Je vous accueille dans mon cabinet à Teulat avec bienveillance et simplicité, pour un accompagnement respectueux de votre rythme et de votre histoire.
22/12/2025
L'astuce du jour combine la respiration ventrale et la position de la langue.
Elle est idéale pour :

Cette combinaison permet d'activer naturellement le système nerveux parasympathique : c'est lui qui permet au corps de se détendre.
Cette technique permet également de relâcher les tensions qui s'accumulent souvent au niveau des mâchoires et/ou du ventre.
Debout, assis(e) ou allongé(e) :


Mettez votre main sur votre nombril : cela vous aidera notamment à bien respirer par le ventre.


Inspirez pleinement par le nez en gonflant votre ventre et en collant votre langue au palais.


Expirer profondément toujours par le nez en rentrant votre ventre (comme pour le vider) et en relâchant votre langue.

Répétez les étapes précédentes au minimum 3 fois.

Dès les premières respirations, vous sentirez votre rythme cardiaque ralentir, vos épaules se détendre, et votre esprit s’apaiser. C’est une technique que j’utilise en séance pour aider mes clients à se reconnecter à leur corps.
Cette respiration est un pont entre votre tête et votre corps. Elle vous rappelle que vous êtes ici, maintenant, et que tout va bien.

09/12/2025
Notre cerveau a un objectif premier : nous maintenir en sécurité.
Pour y parvenir, il adopte une politique simple : celle du moindre effort. Il automatise tout ce qu’il peut, crée des habitudes, des croyances, et des réactions « par défaut » pour économiser de l’énergie. Mais quand ces automatismes sont nourris par des mots mal choisis, ils deviennent des freins invisibles. Par exemple, dire « Je suis stressé·e » ou « J’ai des insomnies » revient à s’approprier un état comme une partie de soi. Résultat : le cerveau considère que ce stress ou ces insomnies font partie de votre identité… et aura d’autant plus de mal à les « lâcher ».
De même, « Il faut que… » génère une obligation, une pression, qui active des résistances. À l’inverse, « Je choisis de… » ouvre un espace de liberté et de possibilité.
Les mots ne sont pas neutres : ils programment votre cerveau pour la sécurité… ou pour le changement.
Le cerveau : un gardien de la sécurité avant tout
Votre cerveau a pour priorité absolue de vous protéger. Toute menace (réelle ou perçue) active des mécanismes de défense : stress, évitement, ou résistance.
Une autre de ses priorités est d'économiser de l’énergie : Pour éviter l’effort, il automatise. Les habitudes, même limitantes, sont des raccourcis rassurants. « Je suis comme ça » ou « C’est toujours comme ça » sont des phrases qui verrouillent ces automatismes.
Exemple : « Je suis anxieux·se » devient une identité. Le cerveau va alors chercher des preuves pour confirmer cette croyance, et rejeter ce qui la contredit.→
-> Conséquence : Les mots qui décrivent un problème comme permanent ou inévitable renforcent son emprise.

Les phrases-pièges : quand le langage renforce les blocages
Voici des formulations courantes qui piègent, et comment les transformer :
| Phrase-piège | Pourquoi ça bloque | Alternative |
| « Je suis stressé·e » | Le cerveau l’interprète comme une identité | « Je ressens du stress en ce moment. » |
| « Il faut que je… » | Crée une obligation, donc une résistance | « Je choisis de… » |
| « Je n’y arrive jamais » | Généralisation = preuve pour le cerveau | « Cette fois, c’est difficile. » |
| « Je dois changer » | Pression = peur de l’échec | « J’explore de nouvelles façons de faire. » |
| « Mon mal au dos » | Appropriation de la douleur | « En ce moment, mon dos me signale une tension / un inconfort. » |
Pourquoi ça marche : Les alternatives désidentifient (ce n’est pas vous, c’est un état temporaire) et ouvrent des possibilités (choix, exploration).

La science derrière les mots
Applications pratiques : rééduquer son langage
Voici quelques astuces pour rééduquer votre façon de parler :
« Je suis en burnout » → « Je traverse un épisode de burnout. »
« J’ai peur de l’échec » → « Je remarque une appréhension face à l’inconnu. »
« Je dois faire du sport » → « Je choisis de bouger pour me sentir mieux. »
« Il faut que je réussisse » → « J’ai envie de progresser à mon rythme. »
Conclusion : Devenir l’auteur de ses mots
Votre cerveau n’est pas votre ennemi : il suit simplement les instructions que vous lui donnez, souvent sans en avoir conscience. En choisissant vos mots, vous reprogrammez ses automatismes. Le changement ne commence pas par la volonté, mais par le langage.
En résumé :
26/10/2025
Une cicatrice, c’est avant tout le signe que notre corps a guéri. Une coupure, une opération, une brûlure… La peau se referme, mais elle ne revient jamais tout à fait comme avant. Ce petit relief, cette zone plus claire ou plus foncée, c’est la mémoire visible d’un événement passé.
Il existe plusieurs types de cicatrices :
• Hypertrophiques : en relief, rouges ou épaisses, mais limitées à la zone initiale.
• Chéloïdes : elles débordent largement, sont souvent douloureuses ou démangent.
• Atrophiques : creusées ou en creux, comme dans le cas de certaines cicatrices d’acné.
• Blanches ou plates : discrètes, mais parfois encore sensibles au toucher.

Une cicatrice, c’est comme un chapitre d’un livre :
elle marque la fin d’une épreuve, mais elle en garde la trace.
Pour beaucoup, une cicatrice n’est pas qu’un souvenir. C’est une marque qui renvoie à un moment vulnérable : un accident de voiture, une chute, une agression, une maladie, une chirurgie lourde, une fausse couche, une césarienne… Derrière chaque cicatrice, il y a une histoire.
Et parfois, cette histoire n’a pas été digérée :
• Certaines personnes évitent de se regarder dans le miroir.
• D’autres cachent la zone, sans même en être conscientes.
• Il arrive aussi qu’on ressente de l’émotion (tristesse, colère, peur) rien qu’en touchant la cicatrice.
« Ces réactions sont naturelles. Elles montrent que le corps a guéri… mais que l’esprit, lui, a encore besoin de temps. »
Pourquoi ? Parce que les cicatrices ne laissent pas toujours une trace uniquement sur la peau. Les fascias (tissus conjonctifs qui enveloppent nos muscles et organes) et le système nerveux enregistrent les chocs physiques et émotionnels. Une cicatrice peut ainsi maintenir le corps en état d’alerte, générant des tensions, des compensations posturales, ou même des troubles du sommeil et de l’anxiété.

Les fascias sont comme des toiles d’araignée : ils relient tout notre corps.
Quand une zone est bloquée, c’est toute la structure qui en pâtit.
Source photo : https://www.cliniqueops.com/pathologies-posturales/l-interet-du-traitement-des-fascias-blog-article-155-fr.htm
Les tissus de notre corps conservent la trace des traumatismes, comme un disque dur qui enregistrerait chaque choc. Les fascias, en particulier, stockent les tensions physiques et émotionnelles, et peuvent perturber la communication entre le corps et le cerveau.
Exemple concret : Une cicatrice de césarienne ou d’accident peut, des années plus tard, limiter la mobilité, créer des déséquilibres posturaux, ou raviver des émotions liées à l’événement.

Une cicatrice, c’est une archive.
Elle raconte ce que le corps a vécu, mais aussi ce qu’il n’a pas pu exprimer.

Comment agir ?
La kinésiologie ne cherche pas à effacer la cicatrice, mais à en apaiser la charge émotionnelle et physique.
Voici comment :
• Evaluation du tonus musculaire pour identifier les blocages liés à la cicatrice.
• Travail sur les fascias, les émotions ou encore points d'acupressure pour libérer les tensions accumulées autour de la zone.
• Défusion neuronale pour aider le cerveau à « mettre à jour » la mémoire du traumatisme, pour que le corps cesse de réagir comme si le danger était toujours présente (le but est d'indiquer au cerveau qu'il est possible de réagir et d'agir différemment).
• Brain Gym : Des mouvements simples pour réactiver la plasticité cérébrale et restaurer une communication fluide entre le corps et l’esprit.

Bénéfices :
• Réduction des douleurs chroniques ou des sensations d’inconfort.
• Diminution du stress et de l’anxiété associés à la cicatrice.
• Retrouver une relation apaisée avec son corps.
Auto-observation :
• Prenez le temps de regarder et de toucher votre cicatrice, sans jugement.
• Observez les émotions ou sensations qui émergent : « À quel moment de ma vie cette marque me renvoie-t-elle ? »
Exercices doux :
• Respiration consciente : Posez une main sur la cicatrice, respirez profondément en visualisant la libération des tensions.
• Auto-massage : Avec une huile neutre, massez doucement la zone pour stimuler la circulation et la conscience corporelle.
Vos cicatrices font partie de votre histoire, mais elles ne définissent pas votre présent. Avec les bons outils, votre corps peut apprendre à porter ces traces avec légèreté.
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