LA KINÉSIOLOGIE

Étymologiquement, la kinésiologie signifie la science du mouvement et vient du grec κίνησις, kinésis, « mouvement » et de λόγος, logos «étude, science».

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✨ Le test musculaire : comprendre enfin ce qu’il est… et ce qu’il n’est pas

25/03/2026

✨ Le test musculaire : comprendre enfin ce qu’il est… et ce qu’il n’est pas

🌿 Ce qu’est réellement le test musculaire


🧠 Un dialogue avec le système nerveux

 

Le test musculaire permet d’observer la manière dont un muscle réagit lorsqu’il reçoit une information.
Contrairement à ce que l’on croit souvent, il ne mesure pas la force brute, mais la tonicité, c’est‑à‑dire la capacité du muscle à rester engagé lorsque le système nerveux est sollicité.

Comme le rappelle la littérature en kinésiologie :
« Ce n’est pas la force du muscle qui est testée en réalité mais plutôt le fonctionnement des circuits neurologiques du muscle vers le cerveau et du cerveau vers le muscle. »

Le muscle devient alors un capteur, un relais entre le système nerveux et la main du praticien.

 

🔄 Un outil de biofeedback

 

Le test musculaire agit comme un miroir.
Il reflète l’état du système :

  • cohérence → le muscle reste tonique
  • stress → le tonus chute légèrement

Les muscles deviennent ainsi une forme simple et très efficace de biofeedback, permettant d’identifier ce qui désorganise momentanément le système.

 

🤝 Un processus collaboratif

 

Le test musculaire n’est pas un acte passif.
La personne testée participe : posture, respiration, attention, présence.
Le praticien, lui, observe, ajuste, questionne, reformule.

C’est un langage partagé, un espace de co‑construction, jamais un pouvoir exercé sur quelqu’un.

 

 

⚙️ Comment fonctionne le test musculaire dans le corps ?

 

Le test musculaire repose sur deux types de récepteurs proprioceptifs, essentiels pour informer le cerveau de la position et de l’état du corps dans l’espace.

 

Fuseau neuromusculaire et tendon de golgi

 

🧩 1. Les cellules du fuseau neuromusculaire

 

Fuseau neuromusculaire

 

Les fuseaux neuromusculaires sont des organes récepteurs situés dans la profondeur du muscle squelettique. Ils comprennent des fibres musculaires modifiées appelées fibres fusorielles, des terminaisons nerveuses sensitives encapsulées avec support et des terminaisons nerveuses motrices.

 

 

 

Situées dans le ventre du muscle, les cellules du fuseau neuromusculaire mesurent la longueur du muscle.

Elles réagissent à l’étirement et envoient des informations au système nerveux central.

Elles permettent notamment d’évaluer la tonicité :

  • muscle détendu → cellules espacées
  • muscle tendu → cellules rapprochées

Le cerveau ajuste ensuite la réponse musculaire en fonction de l’information reçue.

 

🧩 2. Les organes du tendon Golgi


Organe du tendon de golgi

 

 

Situés dans les tendons, ils mesurent la tension.
Ils protègent le muscle d’un excès de charge.

Lorsqu’ils détectent une tension trop forte, ils envoient un message d’inhibition pour éviter la blessure.
C’est ce mécanisme qui explique, par exemple, pourquoi un muscle peut “lâcher” soudainement lors d’un effort intense.

 

 

 

⚡ 3. Le système nerveux central analyse

 

système nerveux central

 

 

Le système nerveux central comprend l'encéphale et la moelle spinale ; il est responsable du traitement des informations sensorielles et de la génération de commandes.

 

 

 

Le cerveau reçoit les signaux des récepteurs et décide de la priorité :

  • si l’information est perçue comme cohérente → le muscle reste tonique
  • si elle est perçue comme stressante → le tonus diminue légèrement

 

Ainsi, le temps de latence est augmenté lorsque le cerveau est préoccupé par quelque chose d’autre.

Autrement dit : le stress, quel qu’il soit, modifie la réponse musculaire.

 

💪 4. Le praticien teste la réponse


test du grand dentelé

 

 

 

Le muscle est placé en position de contraction, puis une pression douce et constante est appliquée :

 

  • Si le circuit est organisé, le muscle tient.
  • S’il est désorganisé, le muscle lâche légèrement.

 

Ce n’est pas une question de force, mais de priorité neurologique.

 

 

 

🚫 Ce que le test musculaire n’est pas


Ce n’est pas un diagnostic médical
Il ne nomme pas une maladie.
Il observe des réactions neuromusculaires, rien de plus.

 

Ce n’est pas un détecteur de mensonge
Le test musculaire ne juge pas la vérité d’une phrase.
Il révèle une réaction de stress, pas une intention.

 

Ce n’est pas une preuve scientifique absolue
Le test musculaire est influencé par :

  • la posture
  • la respiration
  • l’état émotionnel
  • la relation praticien–client
  • la formulation de la question

Il est contextuel, pas absolu.

 

Ce n’est pas une baguette magique
Le test ne “fait” rien.
Il éclaire, oriente, ouvre des pistes.
Le changement vient du mouvement, de l’intégration, de la conscience.

 

Ce n’est pas une boule de cristal
Il ne prédit rien, ne lit rien, n’invoque rien.
Il n’a rien d’ésotérique.

Il s’appuie sur des mécanismes physiologiques très concrets, comme ceux des fuseaux neuromusculaires et des organes de Golgi.

 

 

🌱 En conclusion


Le test musculaire est un langage du corps, un moyen d’écouter ce qui se passe sous la surface.
Il repose sur des mécanismes neurologiques précis, subtils, et profondément humains.

Il n’est ni magique, ni mystique, ni médical.
Il est une porte d’entrée vers une meilleure compréhension de soi.

 

 

 

 

Sources / crédits photos :

L'astuce du jour : le geste anti-rumination

04/03/2026

L'astuce du jour : le geste anti-rumination

🌀 Le geste anti‑rumination est inspiré de plusieurs approches corporelles (kinésiologie, pratiques somatiques, travail sur la respiration). Je l’ai adapté pour en faire un outil simple, rapide et accessible à tous.

 

Comment faire ?

 

  • Installez‑vous debout ou assis, les bras relâchés.
  • Laissez doucement les épaules avancer, comme si vous faisiez une mini bosse.
  • Puis dessinez un cercle lent et ample vers l’arrière, en laissant les omoplates glisser.
  • Expirez pendant le mouvement, comme si vous souffliez la pensée qui tournait.
  • Répétez trois fois, sans chercher la perfection.

 


Ce que ce geste change

 

  • Il relance la respiration dorsale, souvent bloquée quand le mental s’emballe.
  • Il envoie au système nerveux un signal de sécurité : “ça bouge, tout va bien”.
  • Il crée un micro espace intérieur où la pensée perd son urgence.
  • Il permet de revenir dans le corps, là où les choses se décantent naturellement.


Ce n’est pas un exercice pour “arrêter de penser”. C’est un geste pour redonner de la place.

 

🌿 Ce que beaucoup ressentent après

 

  • Une sensation de présence plus stable.
  • Une respiration qui s’ouvre.
  • Une pensée qui se clarifie ou se calme.
  • Une impression de reprendre les commandes.


Parfois, une simple mobilisation suffit à interrompre la boucle. Parfois, elle révèle qu’il y a quelque chose de plus profond qui cherche à s’exprimer.

 

🔍 Et la kinésiologie dans tout ça ?


En kinésiologie, le mouvement est une porte d’entrée vers la régulation, la compréhension et la liberté intérieure.
Quand une rumination revient régulièrement, ce n’est pas un “défaut mental” : c’est souvent un signal corporel ou émotionnel qui demande à être entendu.
Une séance de kinésiologie permet d’explorer ce qui se rejoue, d’alléger ce qui pèse, et de retrouver un espace intérieur plus clair.

 

Sous la surface : comment nos émotions façonnent notre équilibre intérieur

15/02/2026

Sous la surface : comment nos émotions façonnent notre équilibre intérieur

Nous parlons souvent des émotions comme d’un phénomène intérieur, presque invisible. Pourtant, chaque émotion est un événement biologique complet : elle mobilise des hormones, active des circuits nerveux, influence notre posture, notre respiration, notre digestion, notre sommeil.
Autrement dit : nos émotions ne sont pas “dans la tête”, elles sont dans tout le corps.
Comprendre ce lien est essentiel pour retrouver de la clarté, du calme et de la vitalité. C’est précisément là que la kinésiologie trouve sa place : en travaillant avec le corps, nous pouvons rééquilibrer ce qui se joue dans notre système nerveux et dans notre chimie interne.

 

Émotions et hormones : qui déclenche quoi ?

La question revient souvent :
Est‑ce que ce sont les hormones qui créent les émotions, ou les émotions qui déclenchent les hormones ?
Les neurosciences sont très claires : les deux.

  • Une émotion (peur, joie, colère…) peut déclencher une réponse hormonale.
  • Une variation hormonale (cortisol, sérotonine, dopamine…) peut influencer ou amplifier une émotion.


C’est un système circulaire, un dialogue permanent entre le cerveau émotionnel, le système nerveux et les hormones.

 

Comment naît une émotion ?

 

Avant même que nous mettions un mot sur ce que nous ressentons, le corps a déjà réagi.
Les structures du système limbique — notamment l’amygdale, l’hippocampe et le cortex préfrontal — évaluent une situation et déclenchent une réponse émotionnelle.
Cette activation envoie ensuite un signal hormonal via l’axe hypothalamo–hypophyso–surrénalien (HHS).

 

Effets immédiats :

  • accélération cardiaque
  • respiration plus courte
  • tension musculaire
  • vigilance accrue
  • digestion ralentie


Le corps se prépare à réagir.

 

Les hormones : les messagères de nos états internes

 

Chaque émotion s’accompagne d’une signature hormonale spécifique.

 

Émotion / état Hormones impliquées Effets dans le corps
Stress, peur Adrénaline, Cortisol Mobilisation, vigilance, tension
Joie, plaisir Dopamine, sérotonine Motivation, détente, bien-être
Lien, sécurité Ocytocine Confiance, apaisement, ouverture
Tristesse Baisse de sérotonine Fatigue, repli, baisse d'énergie


Ces hormones ne sont ni “bonnes” ni “mauvaises”. Elles sont des réponses d’adaptation.
Le problème apparaît lorsqu’un état devient chronique : cortisol trop élevé, dopamine trop basse, etc.

 

Le système nerveux : le chef d’orchestre


Le système nerveux autonome régule en permanence notre état interne. Il oscille entre :

  • Mode sympathique : action, mobilisation, stress
  • Mode parasympathique : récupération, digestion, réparation
  • Mode ventral vagal : sécurité, lien, créativité, présence


Quand les émotions circulent librement, nous naviguons naturellement entre ces états.
Mais lorsque certaines émotions restent bloquées, refoulées ou répétées, le système nerveux se dérègle.
Cela peut se traduire par :

  • fatigue chronique
  • tensions musculaires
  • troubles digestifs
  • anxiété
  • irritabilité
  • douleurs inexpliquées

 

Le corps parle quand l’esprit n’a plus les mots.

 

Les émotions refoulées : un impact profond sur le corps


Une émotion qui n’a pas été comprise, exprimée ou accueillie ne disparaît pas.
Elle reste active dans le système nerveux, comme un programme en arrière‑plan.
Ces émotions “en suspens” peuvent :

  • maintenir un niveau élevé de cortisol,
  • entretenir un état de vigilance ou de tension,
  • perturber le sommeil,
  • influencer la posture et la respiration,
  • créer des schémas répétitifs (réactions disproportionnées, hypersensibilité, évitement…).


Elles deviennent alors des charges émotionnelles, parfois anciennes, parfois inconscientes, qui continuent d’influencer notre santé et nos comportements.
C’est là que le travail corporel prend tout son sens : le corps garde la mémoire de ce que nous n’avons pas pu dire, comprendre ou traverser.

 

Le cercle émotions ↔ hormones ↔ système nerveux

 

Cerle : émotions - hormones - système nerveux

 

Comment la kinésiologie agit sur ce trio


La kinésiologie part d’un principe simple : le corps sait.
Grâce au test musculaire (évaluation du tonus musculaire), nous accédons aux informations stockées dans le système nerveux, dans la mémoire corporelle et dans les schémas émotionnels.
Elle permet :


✔ de prendre conscience des émotions refoulées
Celles qui n’ont pas pu être exprimées, comprises ou traversées.


✔ de libérer les charges émotionnelles
En douceur, en respectant le rythme de la personne.


✔ de réguler le système nerveux
En ramenant le corps vers un état de sécurité intérieure.


✔ de rééquilibrer la chimie hormonale

Quand le système nerveux se régule, les hormones suivent.


✔ de remettre du mouvement là où il y avait du blocage
Le mouvement physique, respiratoire, énergétique ou symbolique est un régulateur naturel.

 

En résumé

 

  • Les émotions déclenchent des hormones, et les hormones influencent les émotions.
  • Le système nerveux orchestre cette danse permanente.
  • Les émotions refoulées continuent d’agir dans le corps tant qu’elles ne sont pas reconnues.
  • La kinésiologie aide à les mettre en lumière et à les libérer.
  • En rétablissant l’équilibre, le corps retrouve sécurité, fluidité et vitalité.

 

 

Références :

Joseph LeDoux, neuroscientifique, spécialiste de l’amygdale et des émotions (NYU)
The Emotional Brain ; Anxious
- Lisa Feldman Barrett, professeure de neurosciences, théorie des émotions construites
How Emotions Are Made
- Robert Sapolsky, neuroendocrinologue, spécialiste du stress et du cortisol (Stanford)
Why Zebras Don’t Get Ulcers
- Antonio Damasio, neurologue, travaux sur émotions et corps
L’erreur de Descartes ; Le sentiment même de soi
- Publications scientifiques :

- Nature Reviews Neuroscience (émotions et système limbique)
- Psychoneuroendocrinology (hormones et émotions)
- Annual Review of Neuroscience (axe HHS et stress)

- Cours de l'IEK

 

On ne peut pas changer le passé… mais on peut changer la manière dont il vit en nous

25/01/2026

On ne peut pas changer le passé… mais on peut changer la manière dont il vit en nous

Il y a des événements qui laissent une trace.
Des mots que l’on aurait aimé ne jamais entendre.
Des choix que l’on referait autrement.
Des situations qui, même des années plus tard, continuent de serrer la poitrine ou de tendre le corps sans qu’on s’en rende compte.
Nous le savons tous : on ne peut pas réécrire le passé.
Mais cela ne signifie pas que nous devons continuer à le porter comme un poids.


En kinésiologie, notamment grâce à la défusion neuronale, une autre voie s’ouvre : celle qui permet de transformer la manière dont le passé s’inscrit dans le corps, pour retrouver de la légèreté, de la clarté et de la liberté intérieure.

 

🌱 C’est notre relation au passé qui évolue

 

Chaque expérience laisse une empreinte émotionnelle.
Certaines sont douces, d’autres plus difficiles.
Et parfois, sans que nous en ayons conscience, ces empreintes influencent nos réactions, nos choix, nos peurs, nos élans.
La kinésiologie ne cherche pas à effacer ce qui a été vécu.
Elle permet plutôt de défaire les nœuds émotionnels, de relâcher les tensions, et de redonner au corps la possibilité de respirer autrement.
La défusion neuronale, issue des thérapies contextuelles, repose sur un principe simple : observer ses pensées sans s’y identifier, comme si l’on devenait spectateur de la scène.
Par exemple, revivre une dispute en adoptant un point de vue d’observateur — plutôt que de victime — réduit naturellement son intensité émotionnelle. Cette distance permet de « reclasser » les souvenirs douloureux dans une catégorie moins intrusive.

« La défusion neuronale active le cortex préfrontal, siège de la régulation émotionnelle, et diminue l’hyperactivité de l’amygdale, liée à la peur. » (Revue Neuroscience & Comportement, 2023)


C’est un peu comme si l’on éclairait une pièce restée dans la pénombre :
les contours deviennent plus nets, les sensations plus justes, et l’on peut enfin avancer sans trébucher sur ce que l’on ne voyait pas.

 

🌬️ Quand le corps raconte ce que l’on croyait avoir oublié

 

Le mental peut dire « c’est du passé ».
Le corps, lui, ne ment jamais.
Il garde en mémoire les stress, les blocages, les émotions non exprimées.
Il s’adapte, compense, se protège… parfois au point de s’épuiser.
Grâce au test musculaire, la kinésiologie permet d’identifier ce qui continue d’agir en arrière‑plan, même lorsque l’on pensait avoir “tourné la page”.
Ce n’est pas une recherche analytique, mais une écoute subtile :
celle du corps qui sait, qui se souvient, et qui demande simplement à être accompagné.

 

🌟 Transformer l’héritage du passé en force


Lorsque les tensions se relâchent, quelque chose s’ouvre.
Une respiration plus ample.
Une sensation de clarté.
Une capacité nouvelle à faire des choix alignés.
Le passé ne disparaît pas — mais il cesse de diriger.
Il devient un chapitre parmi d’autres, et non plus un fil invisible qui tire sur nos gestes et nos émotions.

 

C’est là que la kinésiologie prend tout son sens :
elle redonne du mouvement là où tout semblait figé.


Le rôle clé de la kinésiologie :
Se pardonner, comprendre ses réactions passées avec compassion, c’est aussi reconnaître que chaque épreuve a un sens.

 

En séance, nous utilisons des protocoles ciblés pour :
- Désamorcer les blocages (ex : peur de l’abandon après une rupture)
- Réactiver des ressources (ex : confiance en soi après un échec)
- Créer de nouveaux ancrages (ex : associer un souvenir difficile à une force nouvelle)

 

Un client résumait cela ainsi : « Je ne change pas ce qui s’est passé, mais je change ce que cela me dit de moi aujourd’hui. »

 

🤲 Avancer avec douceur, à votre rythme


Chaque séance est une invitation à revenir à soi, sans jugement, sans pression.
À écouter ce que le corps murmure.
À accueillir ce qui se présente.
À libérer ce qui peut l’être.
Parce que vous méritez d’avancer plus léger.
Parce que vous avez le droit de vous sentir pleinement vivant.
Parce que le passé n’a pas à définir votre présent.

 

Le passé devient une boussole quand on en extrait des apprentissages, pas des regrets.

 

En tant que kinésiologue, je vous accompagne pour :
- Transformer les échecs en leviers (ex : un burn‑out comme signal pour repenser ses priorités)
- Apaiser les relations (ex : comprendre les schémas familiaux pour mieux les dépasser)
- Retrouver de la légèreté (ex : utiliser la respiration et le mouvement pour libérer les tensions liées aux souvenirs)

 

🌈 Et si vous faisiez le premier pas ?


Si vous sentez qu’un événement, une émotion ou une période de votre vie continue de vous peser, même légèrement, la kinésiologie peut vous offrir un espace pour transformer cela en profondeur.
Je vous accueille dans mon cabinet à Teulat avec bienveillance et simplicité, pour un accompagnement respectueux de votre rythme et de votre histoire.

 

Astuce pour vous aider à gérer les montées de stress

23/12/2025

Astuce pour vous aider à gérer les montées de stress

 

L'astuce du jour combine la respiration ventrale et la position de la langue.

 

Elle est idéale pour :

    • Réduire l’anxiété ou les montées de stress.
    • Améliorer la qualité du sommeil.
    • Retrouver un ancrage rapide dans le moment présent.
    • Relâcher les tensions

 

 

Cette combinaison permet d'activer naturellement le système nerveux parasympathique : c'est lui qui permet au corps de se détendre.

Cette technique permet également de relâcher les tensions qui s'accumulent souvent au niveau des mâchoires et/ou du ventre.

 

Comment faire ?

Debout, assis(e) ou allongé(e) :

 

 

 

Mettez votre main sur votre nombril : cela vous aidera notamment à bien respirer par le ventre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Inspirez pleinement par le nez en gonflant votre ventre et en collant votre langue au palais.

 

 

 

 

 

 

Expirer profondément toujours par le nez en rentrant votre ventre (comme pour le vider) et en relâchant votre langue.

 

 

 

 

 Répétez les étapes précédentes au minimum 3 fois.

 

 

 

 

Dès les premières respirations, vous sentirez votre rythme cardiaque ralentir, vos épaules se détendre, et votre esprit s’apaiser. C’est une technique que j’utilise en séance pour aider mes clients à se reconnecter à leur corps.

 

 

Cette respiration est un pont entre votre tête et votre corps. Elle vous rappelle que vous êtes ici, maintenant, et que tout va bien.

 

 

Les phrases qui vous piègent (sans que vous le sachiez)

10/12/2025

Les phrases qui vous piègent (sans que vous le sachiez)

Notre cerveau a un objectif premier : nous maintenir en sécurité.

Pour y parvenir, il adopte une politique simple : celle du moindre effort. Il automatise tout ce qu’il peut, crée des habitudes, des croyances, et des réactions « par défaut » pour économiser de l’énergie. Mais quand ces automatismes sont nourris par des mots mal choisis, ils deviennent des freins invisibles. Par exemple, dire « Je suis stressé·e » ou « J’ai des insomnies » revient à s’approprier un état comme une partie de soi. Résultat : le cerveau considère que ce stress ou ces insomnies font partie de votre identité… et aura d’autant plus de mal à les « lâcher ».

 

De même, « Il faut que… » génère une obligation, une pression, qui active des résistances. À l’inverse, « Je choisis de… » ouvre un espace de liberté et de possibilité.

Les mots ne sont pas neutres : ils programment votre cerveau pour la sécurité… ou pour le changement.

 

Le cerveau : un gardien de la sécurité avant tout

 

Votre cerveau a pour priorité absolue de vous protéger. Toute menace (réelle ou perçue) active des mécanismes de défense : stress, évitement, ou résistance.

Une autre de ses priorités est d'économiser de l’énergie : Pour éviter l’effort, il automatise. Les habitudes, même limitantes, sont des raccourcis rassurants. « Je suis comme ça » ou « C’est toujours comme ça » sont des phrases qui verrouillent ces automatismes.
Exemple : « Je suis anxieux·se » devient une identité. Le cerveau va alors chercher des preuves pour confirmer cette croyance, et rejeter ce qui la contredit.→

-> Conséquence : Les mots qui décrivent un problème comme permanent ou inévitable renforcent son emprise.

 

Les phrases-pièges : quand le langage renforce les blocages

 

Voici des formulations courantes qui piègent, et comment les transformer :

 

Phrase-piège Pourquoi ça bloque Alternative 
« Je suis stressé·e » Le cerveau l’interprète comme une identité « Je ressens du stress en ce moment. »
« Il faut que je… » Crée une obligation, donc une résistance « Je choisis de… »
« Je n’y arrive jamais » Généralisation = preuve pour le cerveau « Cette fois, c’est difficile. »
« Je dois changer » Pression = peur de l’échec « J’explore de nouvelles façons de faire. »
« Mon mal au dos » Appropriation de la douleur « En ce moment, mon dos me signale une tension / un inconfort. »

 

 

Pourquoi ça marche : Les alternatives désidentifient (ce n’est pas vous, c’est un état temporaire) et ouvrent des possibilités (choix, exploration).

 

La science derrière les mots

 

  • Neuroplasticité : Le cerveau se reconfigure en fonction de ce qu’il entend. Répéter « Je suis nul·le » active les circuits de la peur. « J’apprends » active ceux de la croissance.
  • Défusion neuronale : En kinésiologie, on travaille à « débrancher » l’identification aux pensées limitantes. Par exemple, visualiser la phrase « Je ne peux pas » comme un nuage qui passe, sans s’y accrocher.
  • Études : Des recherches en psychologie cognitive montrent que les formulations positives améliorent la résolution de problèmes et réduisent le cortisol (hormone du stress).

 

Applications pratiques : rééduquer son langage

 

Voici quelques astuces pour rééduquer votre façon de parler :

 

  • Remplacer l’appropriation par l’observation

« Je suis en burnout » → « Je traverse un épisode de burnout. »
« J’ai peur de l’échec » → « Je remarque une appréhension face à l’inconnu. »

 

  • Transformer les obligations en choix

« Je dois faire du sport » → « Je choisis de bouger pour me sentir mieux. »
« Il faut que je réussisse » → « J’ai envie de progresser à mon rythme. »

 

  • Utiliser des mots « légers »
    Privilégiez des verbes comme « explorer », « essayer », « découvrir » plutôt que « devoir », « réussir », « vaincre ».

 

Conclusion : Devenir l’auteur de ses mots

 

Votre cerveau n’est pas votre ennemi : il suit simplement les instructions que vous lui donnez, souvent sans en avoir conscience. En choisissant vos mots, vous reprogrammez ses automatismes. Le changement ne commence pas par la volonté, mais par le langage.

 

En résumé :

  1. Éviter les formulations négatives (qui activent la peur de perdre).
  2. Mettre en avant les gains (même petits).

CABINET DE KINÉSIOLOGIE

25 route des coteaux

81500 TEULAT

 

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