LA KINÉSIOLOGIE
Étymologiquement, la kinésiologie signifie la science du mouvement et vient du grec κίνησις, kinésis, « mouvement » et de λόγος, logos «étude, science».
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Séance de kinésiologie

Pourquoi vous réagissez sans le vouloir : le fonctionnement pré‑conscient du système nerveux

22/04/2026

Pourquoi vous réagissez sans le vouloir : le fonctionnement pré‑conscient du système nerveux

🔍 Le corps commence toujours par réagir : un fait mesuré en neurosciences

 

Une étude publiée en 2024 dans Frontiers in Neuroscience (“Utilization of peripheral nerve feedback at a preconscious level")montre que le système nerveux traite certaines informations 50 à 175 millisecondes avant que la conscience ne les perçoive.

Les chercheurs y démontrent que des signaux sensoriels sont intégrés à un niveau pré‑perceptif, c’est‑à‑dire avant que le cortex conscient n’entre en jeu.
Autrement dit : le corps a déjà réagi alors que nous pensons encore “ne rien sentir”.

 

🧬 Pourquoi cette avance existe : un cerveau qui prédit avant de percevoir


Le cerveau n’attend pas passivement les informations : il anticipe.
Les modèles actuels de neurosciences (théories prédictives) montrent que le cerveau ajuste en permanence le tonus, la posture et la vigilance avant même que l’information ne devienne consciente.

 

Une revue publiée dans Neuron en 2024 synthétise ces travaux :
An integrative view of the role of prefrontal cortex in consciousness”  

Elle explique comment certaines réponses corporelles sont déclenchées automatiquement, bien avant que la conscience ne les identifie.

 

👁️‍🗨️ Même ce que nous ne percevons pas consciemment laisse une trace dans le corps


Le traitement pré‑conscient ne concerne pas seulement les stimuli faibles : il concerne aussi ceux que nous ne percevons pas du tout.

Une étude publiée dans Cerebral Cortex (2024 “Neural signatures of visual awareness independent of postperceptual processing”) montre que le cerveau encode des stimuli invisibles dès 100 ms après leur apparition :  

Ces signaux, bien que non perçus consciemment, modifient déjà l’activité neuronale… et donc la réponse corporelle.

 

🦵 Le tonus musculaire : un baromètre direct du système nerveux


Toutes ces informations — perçues, anticipées ou inconscientes — influencent directement le contrôle moteur.
Les recherches en neuromuscular control montrent que le tonus musculaire est ajusté en continu par des circuits automatiques, indépendants de la volonté.

Ces ajustements rapides expliquent pourquoi, en séance, un muscle peut réagir à une information avant que la personne ne comprenne ce qui se passe.

Ce n’est pas symbolique.
Ce n’est pas psychologique au sens “imaginaire”.
C’est neurologique.

 

🌿 Ce que cela change pour la kinésiologie


Ces données scientifiques éclairent parfaitement ce que vous observez en séance :

  • Le corps réagit plus vite que la conscience,
  • Ses réponses sont moins filtrées par le mental,
  • Elles reflètent l’état réel du système nerveux,
  • Elles révèlent ce qui met la personne en tension… même lorsqu’elle ne le sait pas encore.

 

La kinésiologie ne cherche pas à interpréter le corps comme un symbole :
Elle écoute des réponses neuromusculaires pré‑conscientes, cohérentes avec ce que la science décrit.

 

🌱 En conclusion : écouter ce que le corps sait déjà


Le corps n’attend pas que nous soyons prêts pour réagir.
Il répond, ajuste, protège, anticipe.

 

La kinésiologie s’inscrit dans cette réalité :
Elle donne un espace pour écouter ce que le système nerveux exprime en premier, avant que la pensée ne prenne le relais.

Et souvent, c’est là que se trouvent les informations les plus précieuses.

 

✨ Le test musculaire : comprendre enfin ce qu’il est… et ce qu’il n’est pas

25/03/2026

✨ Le test musculaire : comprendre enfin ce qu’il est… et ce qu’il n’est pas

🌿 Ce qu’est réellement le test musculaire


🧠 Un dialogue avec le système nerveux

 

Le test musculaire permet d’observer la manière dont un muscle réagit lorsqu’il reçoit une information.
Contrairement à ce que l’on croit souvent, il ne mesure pas la force brute, mais la tonicité, c’est‑à‑dire la capacité du muscle à rester engagé lorsque le système nerveux est sollicité.

Comme le rappelle la littérature en kinésiologie :
« Ce n’est pas la force du muscle qui est testée en réalité mais plutôt le fonctionnement des circuits neurologiques du muscle vers le cerveau et du cerveau vers le muscle. »

Le muscle devient alors un capteur, un relais entre le système nerveux et la main du praticien.

 

🔄 Un outil de biofeedback

 

Le test musculaire agit comme un miroir.
Il reflète l’état du système :

  • cohérence → le muscle reste tonique
  • stress → le tonus chute légèrement

Les muscles deviennent ainsi une forme simple et très efficace de biofeedback, permettant d’identifier ce qui désorganise momentanément le système.

 

🤝 Un processus collaboratif

 

Le test musculaire n’est pas un acte passif.
La personne testée participe : posture, respiration, attention, présence.
Le praticien, lui, observe, ajuste, questionne, reformule.

C’est un langage partagé, un espace de co‑construction, jamais un pouvoir exercé sur quelqu’un.

 

 

⚙️ Comment fonctionne le test musculaire dans le corps ?

 

Le test musculaire repose sur deux types de récepteurs proprioceptifs, essentiels pour informer le cerveau de la position et de l’état du corps dans l’espace.

 

Fuseau neuromusculaire et tendon de golgi

 

🧩 1. Les cellules du fuseau neuromusculaire

 

Fuseau neuromusculaire

 

Les fuseaux neuromusculaires sont des organes récepteurs situés dans la profondeur du muscle squelettique. Ils comprennent des fibres musculaires modifiées appelées fibres fusorielles, des terminaisons nerveuses sensitives encapsulées avec support et des terminaisons nerveuses motrices.

 

 

 

Situées dans le ventre du muscle, les cellules du fuseau neuromusculaire mesurent la longueur du muscle.

Elles réagissent à l’étirement et envoient des informations au système nerveux central.

Elles permettent notamment d’évaluer la tonicité :

  • muscle détendu → cellules espacées
  • muscle tendu → cellules rapprochées

Le cerveau ajuste ensuite la réponse musculaire en fonction de l’information reçue.

 

🧩 2. Les organes du tendon Golgi


Organe du tendon de golgi

 

 

Situés dans les tendons, ils mesurent la tension.
Ils protègent le muscle d’un excès de charge.

Lorsqu’ils détectent une tension trop forte, ils envoient un message d’inhibition pour éviter la blessure.
C’est ce mécanisme qui explique, par exemple, pourquoi un muscle peut “lâcher” soudainement lors d’un effort intense.

 

 

 

⚡ 3. Le système nerveux central analyse

 

système nerveux central

 

 

Le système nerveux central comprend l'encéphale et la moelle spinale ; il est responsable du traitement des informations sensorielles et de la génération de commandes.

 

 

 

Le cerveau reçoit les signaux des récepteurs et décide de la priorité :

  • si l’information est perçue comme cohérente → le muscle reste tonique
  • si elle est perçue comme stressante → le tonus diminue légèrement

 

Ainsi, le temps de latence est augmenté lorsque le cerveau est préoccupé par quelque chose d’autre.

Autrement dit : le stress, quel qu’il soit, modifie la réponse musculaire.

 

💪 4. Le praticien teste la réponse


test du grand dentelé

 

 

 

Le muscle est placé en position de contraction, puis une pression douce et constante est appliquée :

 

  • Si le circuit est organisé, le muscle tient.
  • S’il est désorganisé, le muscle lâche légèrement.

 

Ce n’est pas une question de force, mais de priorité neurologique.

 

 

 

🚫 Ce que le test musculaire n’est pas


Ce n’est pas un diagnostic médical
Il ne nomme pas une maladie.
Il observe des réactions neuromusculaires, rien de plus.

 

Ce n’est pas un détecteur de mensonge
Le test musculaire ne juge pas la vérité d’une phrase.
Il révèle une réaction de stress, pas une intention.

 

Ce n’est pas une preuve scientifique absolue
Le test musculaire est influencé par :

  • la posture
  • la respiration
  • l’état émotionnel
  • la relation praticien–client
  • la formulation de la question

Il est contextuel, pas absolu.

 

Ce n’est pas une baguette magique
Le test ne “fait” rien.
Il éclaire, oriente, ouvre des pistes.
Le changement vient du mouvement, de l’intégration, de la conscience.

 

Ce n’est pas une boule de cristal
Il ne prédit rien, ne lit rien, n’invoque rien.
Il n’a rien d’ésotérique.

Il s’appuie sur des mécanismes physiologiques très concrets, comme ceux des fuseaux neuromusculaires et des organes de Golgi.

 

 

🌱 En conclusion


Le test musculaire est un langage du corps, un moyen d’écouter ce qui se passe sous la surface.
Il repose sur des mécanismes neurologiques précis, subtils, et profondément humains.

Il n’est ni magique, ni mystique, ni médical.
Il est une porte d’entrée vers une meilleure compréhension de soi.

 

 

 

 

Sources / crédits photos :

Sous la surface : comment nos émotions façonnent notre équilibre intérieur

15/02/2026

Sous la surface : comment nos émotions façonnent notre équilibre intérieur

Nous parlons souvent des émotions comme d’un phénomène intérieur, presque invisible. Pourtant, chaque émotion est un événement biologique complet : elle mobilise des hormones, active des circuits nerveux, influence notre posture, notre respiration, notre digestion, notre sommeil.
Autrement dit : nos émotions ne sont pas “dans la tête”, elles sont dans tout le corps.
Comprendre ce lien est essentiel pour retrouver de la clarté, du calme et de la vitalité. C’est précisément là que la kinésiologie trouve sa place : en travaillant avec le corps, nous pouvons rééquilibrer ce qui se joue dans notre système nerveux et dans notre chimie interne.

 

Émotions et hormones : qui déclenche quoi ?

La question revient souvent :
Est‑ce que ce sont les hormones qui créent les émotions, ou les émotions qui déclenchent les hormones ?
Les neurosciences sont très claires : les deux.

  • Une émotion (peur, joie, colère…) peut déclencher une réponse hormonale.
  • Une variation hormonale (cortisol, sérotonine, dopamine…) peut influencer ou amplifier une émotion.


C’est un système circulaire, un dialogue permanent entre le cerveau émotionnel, le système nerveux et les hormones.

 

Comment naît une émotion ?

 

Avant même que nous mettions un mot sur ce que nous ressentons, le corps a déjà réagi.
Les structures du système limbique — notamment l’amygdale, l’hippocampe et le cortex préfrontal — évaluent une situation et déclenchent une réponse émotionnelle.
Cette activation envoie ensuite un signal hormonal via l’axe hypothalamo–hypophyso–surrénalien (HHS).

 

Effets immédiats :

  • accélération cardiaque
  • respiration plus courte
  • tension musculaire
  • vigilance accrue
  • digestion ralentie


Le corps se prépare à réagir.

 

Les hormones : les messagères de nos états internes

 

Chaque émotion s’accompagne d’une signature hormonale spécifique.

 

Émotion / état Hormones impliquées Effets dans le corps
Stress, peur Adrénaline, Cortisol Mobilisation, vigilance, tension
Joie, plaisir Dopamine, sérotonine Motivation, détente, bien-être
Lien, sécurité Ocytocine Confiance, apaisement, ouverture
Tristesse Baisse de sérotonine Fatigue, repli, baisse d'énergie


Ces hormones ne sont ni “bonnes” ni “mauvaises”. Elles sont des réponses d’adaptation.
Le problème apparaît lorsqu’un état devient chronique : cortisol trop élevé, dopamine trop basse, etc.

 

Le système nerveux : le chef d’orchestre


Le système nerveux autonome régule en permanence notre état interne. Il oscille entre :

  • Mode sympathique : action, mobilisation, stress
  • Mode parasympathique : récupération, digestion, réparation
  • Mode ventral vagal : sécurité, lien, créativité, présence


Quand les émotions circulent librement, nous naviguons naturellement entre ces états.
Mais lorsque certaines émotions restent bloquées, refoulées ou répétées, le système nerveux se dérègle.
Cela peut se traduire par :

  • fatigue chronique
  • tensions musculaires
  • troubles digestifs
  • anxiété
  • irritabilité
  • douleurs inexpliquées

 

Le corps parle quand l’esprit n’a plus les mots.

 

Les émotions refoulées : un impact profond sur le corps


Une émotion qui n’a pas été comprise, exprimée ou accueillie ne disparaît pas.
Elle reste active dans le système nerveux, comme un programme en arrière‑plan.
Ces émotions “en suspens” peuvent :

  • maintenir un niveau élevé de cortisol,
  • entretenir un état de vigilance ou de tension,
  • perturber le sommeil,
  • influencer la posture et la respiration,
  • créer des schémas répétitifs (réactions disproportionnées, hypersensibilité, évitement…).


Elles deviennent alors des charges émotionnelles, parfois anciennes, parfois inconscientes, qui continuent d’influencer notre santé et nos comportements.
C’est là que le travail corporel prend tout son sens : le corps garde la mémoire de ce que nous n’avons pas pu dire, comprendre ou traverser.

 

Le cercle émotions ↔ hormones ↔ système nerveux

 

Cerle : émotions - hormones - système nerveux

 

Comment la kinésiologie agit sur ce trio


La kinésiologie part d’un principe simple : le corps sait.
Grâce au test musculaire (évaluation du tonus musculaire), nous accédons aux informations stockées dans le système nerveux, dans la mémoire corporelle et dans les schémas émotionnels.
Elle permet :


✔ de prendre conscience des émotions refoulées
Celles qui n’ont pas pu être exprimées, comprises ou traversées.


✔ de libérer les charges émotionnelles
En douceur, en respectant le rythme de la personne.


✔ de réguler le système nerveux
En ramenant le corps vers un état de sécurité intérieure.


✔ de rééquilibrer la chimie hormonale

Quand le système nerveux se régule, les hormones suivent.


✔ de remettre du mouvement là où il y avait du blocage
Le mouvement physique, respiratoire, énergétique ou symbolique est un régulateur naturel.

 

En résumé

 

  • Les émotions déclenchent des hormones, et les hormones influencent les émotions.
  • Le système nerveux orchestre cette danse permanente.
  • Les émotions refoulées continuent d’agir dans le corps tant qu’elles ne sont pas reconnues.
  • La kinésiologie aide à les mettre en lumière et à les libérer.
  • En rétablissant l’équilibre, le corps retrouve sécurité, fluidité et vitalité.

 

 

Références :

Joseph LeDoux, neuroscientifique, spécialiste de l’amygdale et des émotions (NYU)
The Emotional Brain ; Anxious
- Lisa Feldman Barrett, professeure de neurosciences, théorie des émotions construites
How Emotions Are Made
- Robert Sapolsky, neuroendocrinologue, spécialiste du stress et du cortisol (Stanford)
Why Zebras Don’t Get Ulcers
- Antonio Damasio, neurologue, travaux sur émotions et corps
L’erreur de Descartes ; Le sentiment même de soi
- Publications scientifiques :

- Nature Reviews Neuroscience (émotions et système limbique)
- Psychoneuroendocrinology (hormones et émotions)
- Annual Review of Neuroscience (axe HHS et stress)

- Cours de l'IEK

 

On ne peut pas changer le passé… mais on peut changer la manière dont il vit en nous

25/01/2026

On ne peut pas changer le passé… mais on peut changer la manière dont il vit en nous

Il y a des événements qui laissent une trace.
Des mots que l’on aurait aimé ne jamais entendre.
Des choix que l’on referait autrement.
Des situations qui, même des années plus tard, continuent de serrer la poitrine ou de tendre le corps sans qu’on s’en rende compte.
Nous le savons tous : on ne peut pas réécrire le passé.
Mais cela ne signifie pas que nous devons continuer à le porter comme un poids.


En kinésiologie, notamment grâce à la défusion neuronale, une autre voie s’ouvre : celle qui permet de transformer la manière dont le passé s’inscrit dans le corps, pour retrouver de la légèreté, de la clarté et de la liberté intérieure.

 

🌱 C’est notre relation au passé qui évolue

 

Chaque expérience laisse une empreinte émotionnelle.
Certaines sont douces, d’autres plus difficiles.
Et parfois, sans que nous en ayons conscience, ces empreintes influencent nos réactions, nos choix, nos peurs, nos élans.
La kinésiologie ne cherche pas à effacer ce qui a été vécu.
Elle permet plutôt de défaire les nœuds émotionnels, de relâcher les tensions, et de redonner au corps la possibilité de respirer autrement.
La défusion neuronale, issue des thérapies contextuelles, repose sur un principe simple : observer ses pensées sans s’y identifier, comme si l’on devenait spectateur de la scène.
Par exemple, revivre une dispute en adoptant un point de vue d’observateur — plutôt que de victime — réduit naturellement son intensité émotionnelle. Cette distance permet de « reclasser » les souvenirs douloureux dans une catégorie moins intrusive.

« La défusion neuronale active le cortex préfrontal, siège de la régulation émotionnelle, et diminue l’hyperactivité de l’amygdale, liée à la peur. » (Revue Neuroscience & Comportement, 2023)


C’est un peu comme si l’on éclairait une pièce restée dans la pénombre :
les contours deviennent plus nets, les sensations plus justes, et l’on peut enfin avancer sans trébucher sur ce que l’on ne voyait pas.

 

🌬️ Quand le corps raconte ce que l’on croyait avoir oublié

 

Le mental peut dire « c’est du passé ».
Le corps, lui, ne ment jamais.
Il garde en mémoire les stress, les blocages, les émotions non exprimées.
Il s’adapte, compense, se protège… parfois au point de s’épuiser.
Grâce au test musculaire, la kinésiologie permet d’identifier ce qui continue d’agir en arrière‑plan, même lorsque l’on pensait avoir “tourné la page”.
Ce n’est pas une recherche analytique, mais une écoute subtile :
celle du corps qui sait, qui se souvient, et qui demande simplement à être accompagné.

 

🌟 Transformer l’héritage du passé en force


Lorsque les tensions se relâchent, quelque chose s’ouvre.
Une respiration plus ample.
Une sensation de clarté.
Une capacité nouvelle à faire des choix alignés.
Le passé ne disparaît pas — mais il cesse de diriger.
Il devient un chapitre parmi d’autres, et non plus un fil invisible qui tire sur nos gestes et nos émotions.

 

C’est là que la kinésiologie prend tout son sens :
elle redonne du mouvement là où tout semblait figé.


Le rôle clé de la kinésiologie :
Se pardonner, comprendre ses réactions passées avec compassion, c’est aussi reconnaître que chaque épreuve a un sens.

 

En séance, nous utilisons des protocoles ciblés pour :
- Désamorcer les blocages (ex : peur de l’abandon après une rupture)
- Réactiver des ressources (ex : confiance en soi après un échec)
- Créer de nouveaux ancrages (ex : associer un souvenir difficile à une force nouvelle)

 

Un client résumait cela ainsi : « Je ne change pas ce qui s’est passé, mais je change ce que cela me dit de moi aujourd’hui. »

 

🤲 Avancer avec douceur, à votre rythme


Chaque séance est une invitation à revenir à soi, sans jugement, sans pression.
À écouter ce que le corps murmure.
À accueillir ce qui se présente.
À libérer ce qui peut l’être.
Parce que vous méritez d’avancer plus léger.
Parce que vous avez le droit de vous sentir pleinement vivant.
Parce que le passé n’a pas à définir votre présent.

 

Le passé devient une boussole quand on en extrait des apprentissages, pas des regrets.

 

En tant que kinésiologue, je vous accompagne pour :
- Transformer les échecs en leviers (ex : un burn‑out comme signal pour repenser ses priorités)
- Apaiser les relations (ex : comprendre les schémas familiaux pour mieux les dépasser)
- Retrouver de la légèreté (ex : utiliser la respiration et le mouvement pour libérer les tensions liées aux souvenirs)

 

🌈 Et si vous faisiez le premier pas ?


Si vous sentez qu’un événement, une émotion ou une période de votre vie continue de vous peser, même légèrement, la kinésiologie peut vous offrir un espace pour transformer cela en profondeur.
Je vous accueille dans mon cabinet à Teulat avec bienveillance et simplicité, pour un accompagnement respectueux de votre rythme et de votre histoire.

 

Les phrases qui vous piègent (sans que vous le sachiez)

10/12/2025

Les phrases qui vous piègent (sans que vous le sachiez)

Notre cerveau a un objectif premier : nous maintenir en sécurité.

Pour y parvenir, il adopte une politique simple : celle du moindre effort. Il automatise tout ce qu’il peut, crée des habitudes, des croyances, et des réactions « par défaut » pour économiser de l’énergie. Mais quand ces automatismes sont nourris par des mots mal choisis, ils deviennent des freins invisibles. Par exemple, dire « Je suis stressé·e » ou « J’ai des insomnies » revient à s’approprier un état comme une partie de soi. Résultat : le cerveau considère que ce stress ou ces insomnies font partie de votre identité… et aura d’autant plus de mal à les « lâcher ».

 

De même, « Il faut que… » génère une obligation, une pression, qui active des résistances. À l’inverse, « Je choisis de… » ouvre un espace de liberté et de possibilité.

Les mots ne sont pas neutres : ils programment votre cerveau pour la sécurité… ou pour le changement.

 

Le cerveau : un gardien de la sécurité avant tout

 

Votre cerveau a pour priorité absolue de vous protéger. Toute menace (réelle ou perçue) active des mécanismes de défense : stress, évitement, ou résistance.

Une autre de ses priorités est d'économiser de l’énergie : Pour éviter l’effort, il automatise. Les habitudes, même limitantes, sont des raccourcis rassurants. « Je suis comme ça » ou « C’est toujours comme ça » sont des phrases qui verrouillent ces automatismes.
Exemple : « Je suis anxieux·se » devient une identité. Le cerveau va alors chercher des preuves pour confirmer cette croyance, et rejeter ce qui la contredit.→

-> Conséquence : Les mots qui décrivent un problème comme permanent ou inévitable renforcent son emprise.

 

Les phrases-pièges : quand le langage renforce les blocages

 

Voici des formulations courantes qui piègent, et comment les transformer :

 

Phrase-piège Pourquoi ça bloque Alternative 
« Je suis stressé·e » Le cerveau l’interprète comme une identité « Je ressens du stress en ce moment. »
« Il faut que je… » Crée une obligation, donc une résistance « Je choisis de… »
« Je n’y arrive jamais » Généralisation = preuve pour le cerveau « Cette fois, c’est difficile. »
« Je dois changer » Pression = peur de l’échec « J’explore de nouvelles façons de faire. »
« Mon mal au dos » Appropriation de la douleur « En ce moment, mon dos me signale une tension / un inconfort. »

 

 

Pourquoi ça marche : Les alternatives désidentifient (ce n’est pas vous, c’est un état temporaire) et ouvrent des possibilités (choix, exploration).

 

La science derrière les mots

 

  • Neuroplasticité : Le cerveau se reconfigure en fonction de ce qu’il entend. Répéter « Je suis nul·le » active les circuits de la peur. « J’apprends » active ceux de la croissance.
  • Défusion neuronale : En kinésiologie, on travaille à « débrancher » l’identification aux pensées limitantes. Par exemple, visualiser la phrase « Je ne peux pas » comme un nuage qui passe, sans s’y accrocher.
  • Études : Des recherches en psychologie cognitive montrent que les formulations positives améliorent la résolution de problèmes et réduisent le cortisol (hormone du stress).

 

Applications pratiques : rééduquer son langage

 

Voici quelques astuces pour rééduquer votre façon de parler :

 

  • Remplacer l’appropriation par l’observation

« Je suis en burnout » → « Je traverse un épisode de burnout. »
« J’ai peur de l’échec » → « Je remarque une appréhension face à l’inconnu. »

 

  • Transformer les obligations en choix

« Je dois faire du sport » → « Je choisis de bouger pour me sentir mieux. »
« Il faut que je réussisse » → « J’ai envie de progresser à mon rythme. »

 

  • Utiliser des mots « légers »
    Privilégiez des verbes comme « explorer », « essayer », « découvrir » plutôt que « devoir », « réussir », « vaincre ».

 

Conclusion : Devenir l’auteur de ses mots

 

Votre cerveau n’est pas votre ennemi : il suit simplement les instructions que vous lui donnez, souvent sans en avoir conscience. En choisissant vos mots, vous reprogrammez ses automatismes. Le changement ne commence pas par la volonté, mais par le langage.

 

En résumé :

  1. Éviter les formulations négatives (qui activent la peur de perdre).
  2. Mettre en avant les gains (même petits).

Cicatrices, mémoires de peau : comment la kinésiologie aide à s’en réconcilier

27/10/2025

Cicatrices, mémoires de peau : comment la kinésiologie aide à s’en réconcilier

Que sont les cicatrices ?


Une cicatrice, c’est avant tout le signe que notre corps a guéri. Une coupure, une opération, une brûlure… La peau se referme, mais elle ne revient jamais tout à fait comme avant. Ce petit relief, cette zone plus claire ou plus foncée, c’est la mémoire visible d’un événement passé.


Il existe plusieurs types de cicatrices :
    • Hypertrophiques : en relief, rouges ou épaisses, mais limitées à la zone initiale. 
    • Chéloïdes : elles débordent largement, sont souvent douloureuses ou démangent. 
    • Atrophiques : creusées ou en creux, comme dans le cas de certaines cicatrices d’acné. 
    • Blanches ou plates : discrètes, mais parfois encore sensibles au toucher.

 

Cicatrice chapitre d'un livre

 

 

Une cicatrice, c’est comme un chapitre d’un livre : 

elle marque la fin d’une épreuve, mais elle en garde la trace. 

 

 

 

 

Quand la cicatrice pèse plus que la blessure


Pour beaucoup, une cicatrice n’est pas qu’un souvenir. C’est une marque qui renvoie à un moment vulnérable : un accident de voiture, une chute, une agression, une maladie, une chirurgie lourde, une fausse couche, une césarienne… Derrière chaque cicatrice, il y a une histoire.
Et parfois, cette histoire n’a pas été digérée :
    • Certaines personnes évitent de se regarder dans le miroir. 
    • D’autres cachent la zone, sans même en être conscientes. 
    • Il arrive aussi qu’on ressente de l’émotion (tristesse, colère, peur) rien qu’en touchant la cicatrice. 


« Ces réactions sont naturelles. Elles montrent que le corps a guéri… mais que l’esprit, lui, a encore besoin de temps. »
Pourquoi ? Parce que les cicatrices ne laissent pas toujours une trace uniquement sur la peau. Les fascias (tissus conjonctifs qui enveloppent nos muscles et organes) et le système nerveux enregistrent les chocs physiques et émotionnels. Une cicatrice peut ainsi maintenir le corps en état d’alerte, générant des tensions, des compensations posturales, ou même des troubles du sommeil et de l’anxiété.


Fascias

 

 

 

 Les fascias sont comme des toiles d’araignée : ils relient tout notre corps. 

 Quand une zone est bloquée, c’est toute la structure qui en pâtit. 

 

 

 

 

Source photo : https://www.cliniqueops.com/pathologies-posturales/l-interet-du-traitement-des-fascias-blog-article-155-fr.htm

 

 

La mémoire invisible des cicatrices


Les tissus de notre corps conservent la trace des traumatismes, comme un disque dur qui enregistrerait chaque choc. Les fascias, en particulier, stockent les tensions physiques et émotionnelles, et peuvent perturber la communication entre le corps et le cerveau.


Exemple concret : Une cicatrice de césarienne ou d’accident peut, des années plus tard, limiter la mobilité, créer des déséquilibres posturaux, ou raviver des émotions liées à l’événement.


 

  Une cicatrice, c’est une archive.

  Elle raconte ce que le corps a vécu, mais aussi ce qu’il n’a pas pu exprimer. 

 

 

 

 

 

La kinésiologie : un dialogue avec le corps


 

 Comment agir ? 

 La kinésiologie ne cherche pas à effacer la cicatrice, mais à en apaiser la charge émotionnelle et physique.

 Voici comment :
    • Evaluation du tonus musculaire pour identifier les blocages liés à la cicatrice. 
    • Travail sur les fascias, les émotions ou encore points d'acupressure pour libérer les tensions accumulées autour de la zone. 
   • Défusion neuronale pour aider le cerveau à « mettre à jour » la mémoire du traumatisme, pour que le corps cesse de réagir comme si le danger était toujours présente (le but est d'indiquer au cerveau qu'il est possible de réagir et d'agir différemment).
    • Brain Gym : Des mouvements simples pour réactiver la plasticité cérébrale et restaurer une communication fluide entre le corps et l’esprit. 

 

 

Bénéfices :


    • Réduction des douleurs chroniques ou des sensations d’inconfort. 
    • Diminution du stress et de l’anxiété associés à la cicatrice. 
    • Retrouver une relation apaisée avec son corps. 

 

 

Que faire au quotidien ?


Auto-observation :
    • Prenez le temps de regarder et de toucher votre cicatrice, sans jugement. 
    • Observez les émotions ou sensations qui émergent : « À quel moment de ma vie cette marque me renvoie-t-elle ? » 

 

Exercices doux :
    • Respiration consciente : Posez une main sur la cicatrice, respirez profondément en visualisant la libération des tensions. 
    • Auto-massage : Avec une huile neutre, massez doucement la zone pour stimuler la circulation et la conscience corporelle. 

 

 

Conclusion : 


Vos cicatrices font partie de votre histoire, mais elles ne définissent pas votre présent. Avec les bons outils, votre corps peut apprendre à porter ces traces avec légèreté. 

CABINET DE KINÉSIOLOGIE

25 route des coteaux

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1 samedi sur 2 : 10h30 - 15h